Une femme peut adopter l’enfant de sa compagne – La CEDH brouille la filiation naturelle

Une femme peut adopter l’enfant de sa compagne – La CEDH brouille la filiation naturelle
Le 19 février 2012, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a cassé par dix votes sur dix-sept – le juge français allait dans le sens des plaignantes – la décision de l’Autriche de ne pas accéder à la demande de deux femmes en couple dont l’une voulait adopter le fils que l’autre a eu d’un homme. Le père de l’enfant ne voulant pas renoncer à ses droits et devoirs de paternité, la Cour autrichienne a fait référence à leur corpus juridique qui interdit ce type d’adoption, un enfant ne pouvant avoir plus de deux parents (un homme et une femme).

Cet arrêt de la CEDH établit le principe suivant lequel l’adoption des enfants du partenaire de même sexe doit être possible puisqu’elle l’est au sein des couples de sexes opposés. Ce qui fait légitimement craindre que la décision de la CEDH fasse jurisprudence pour des arrêts similaires au niveau national.

On observe par ailleurs un glissement ces dernières années des arrêts de la CEDH vers le politiquement correct: l’obtention des mêmes droits que les couples hétérosexuels par les couples de même sexe, le brouillage de la filiation et la création d’une réalité juridique déconnectée du Réel et de l’état de Nature, entre autres le biologique.
Gregor Puppinck, Directeur du European Center for Law and Justice, commente pour nous l’arrêt X et autres c. Autriche sur l’adoption homosexuelle.

« La Cour pose le principe que l’adoption des enfants du partenaire de même sexe doit être possible lorsqu’elle l’est au sein des couples de sexes différents, quitte à évincer le parent biologique. Son raisonnement peut être ainsi synthétisé : Si la femme avait été un homme, l’adoption n’aurait pas été impossible, donc lorsque la femme n’est pas un homme, l’adoption doit être possible au nom de la non-discrimination selon l’orientation sexuelle. Le problème de fond de cet arrêt est le rapport de la majorité des juges à la réalité : ils font abstraction de la différence naturelle entre un homme et une femme, de la réalité de la famille et de l’enfant.

[…]Tout est analysé sous le prisme de l’égalité entre sentiments homosexuels et hétérosexuels. La différence sexuelle physique entre un couple hétérosexuel et un binôme homosexuel est réduite de façon erronée à une simple différence «d’orientation» sexuelle; et le principe de non-discrimination selon l’orientation sexuelle emporterait interdiction de distinguer selon l’identité sexuelle des parents. Or en matière de filiation, c’est l’identité sexuelle physique des parents qui importe, et non pas leur orientation.« 

Woman Attitude souligne son indignation devant un tel jugement et ajoute que, même dans la situation de deux parents de sexe opposé et si l’un des parents refusait d’abandonner son lien de filiation, la question de l’obliger à renoncer à ce lien au profit d’un autre parent de même sexe que lui ou elle ne devrait pas se poser. Le père et la mère biologiques doivent le rester dans le droit, sauf si l’un des deux renonce à ce lien de filiation.
On joue avec la vie d’un enfant et, en ne lui permettant pas de s’ancrer dans la réalité de sa filiation, on ajoute à une souffrance déjà causée par la séparation de ses parents.

Indigne de la CEDH!

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